Jour 1 : vendredi 30 octobre

Qui dit grand salon, dit grand séjour, c'est donc 3 jours complets que nous avions prévu avec Marie, ma complice littéraire. Arrivés à Nantes dans la matinée, nous avons pu attaquer le salon presque à son ouverture. Et là, gros choc : l'entrée est payante, 7.50 euros... par jour... et pas de forfait 3 jours... c'est juste abusé...

Une fois acquittée de notre entrée, opération casse croûte et découverte du bar où nous passerons une grande partie du we. Des gros casse-croûte à 3 ou 4 euros, ça c'est cool. Par contre, 3 euros le demi de stella artois, là encore, y'a de l'abus... M'enfin, on fera avec. Cette petite pause nous donnera l'occasion de rencontrer Zariel, un jeune graphiste plein de talent[1], connaissance de marie.

Après cet encas, les choses sérieuses commencent, première session au titre alléchant "De Metropolis à Blade Runner". Ca fait rêver... Le titre en tout cas, parce que la conf elle, était juste nulle... On a eu le droit à quatre gars[2] qui se sont écoutés parler dans des envolées incompréhensibles mêlant obscures références cinématographiques, affligeantes banalités digne de discussions de comptoir et déformations des oeuvres d'origines[3] C'était tellement imbuvable qu'on a fuit (après nous être moqué discrètement :).

Je fais un petit aparté sur les salles de conférences. Aux Utopiales, il y a deux sessions en parallèles : la salle principales minimum 200 places assises et de la place pour en mettre le double debout si nécessaire et une petite salle, une trentaine de places assises, pas beaucoup plus de place et mal séparée du bar qui fait du bruit. Autant dire que cette petite salle était vraiment trop petite et trop bruyante pour être agréable. Vu la taille du centre des congrès qui héberge l'événement, ce choix était vraiment étrange.

Direction l'une des autres grosses attractions : la librairie, des tonnes de bouquins à porté de mains[4]. Ca n'a pas manqué, malgré la pile de bouquins qui attend à coté de mon lit, j'ai craqué pour quelques uns de plus :

Après cela, séances dédicaces d'Ayerdhal pour les livres achetés par Marie.

Ensuite, visite des différentes zones du salon :

  • une expo des oeuvres de James Gurney sur son utopie Dinotopia. Interessant, des oeuvres de bonne qualité, même si ce n'est pas forcement un genre que j'affectionne.
  • une ou deux grandes salles dédiées aux jeux de roles, jeux de plateaux et autres : caractéristiques de ce genre de salles qui fleurent la transpiration, la mauvaise foi et donnent l'impression que ces gens là ne vivent pas tout à fait dans le même monde que nous...
  • un petite espace dédié au GN : je m'attendais à y retrouver d'anciens camarades de la fédé, mais non... une obscure[5] asso locale qui fait dans le gn fantastique ambiance 1920... pas du tout représentatif du GN en france donc[6].

Puis glandouille dans les fauteuils/canap très confortable du bar en attendant l'annonces des lauréats du Grand Prix de l'Imaginaire, LA récompense française pour les littératures de l'imaginaire. La plus importante de toute, celle récompensant le Roman Francophone à été attribuée à Stéphane Beauverger pour le déchronologue aux éditions La Volte.

Jour 2 : samedi 1er novembre

Lever pas trop tard, petit déj en ville, puis visite du chateau des Ducs de Bretagne. On était à Nantes, c'était sur notre trajet entre l'hotel et le salon, ça aurait été dommage de se priver. Et franchement, ça valait le coup. Le château a été transformé en musée sur l'histoire de Nantes de l'époque gallo-romaine à nos jours.. J'ai été agréablement surpris. Plus d'une trentaine de salles refaites à neuf mêlant intelligemment décoration moderne et architecture ancienne. C'est vraiment bien fait. On a tout le charme des vieilles pierres et de la majesté du bâtiment original dans une ambiance résolument contemporaine. Le contenu est riche et intéressant. Si vous êtes un peu curieux, il faut bien compter 3 heures pour en faire tout le tour. Nous aurons pris 2h30 parce que nous avons accéléré la marche sur les dernières salles et l'histoire contemporaines[7].

Nous n'avions pas prévu autant de temps, ce qui nous a fait arriver en retard à la conf sur "Libertalia, l'utopie pirate". C'était intéressant malgré certaines questions un peu piégeuse du modérateur. Dommage d'avoir rater le début.

Après, c'est de nouveau opération dédicace, Stéphane Beauverger cette fois. Exceptionnellement, je fais même dédicacer mon exemplaire acheté la veille. Comme Stéphane est une connaissance de Marie, rendez vous est pris pour prendre un verre un peu plus tard au bar.

Un des autres événements des Utopiales, est le Prix Méliès du court métrage et sa sélection de court. Nous assistons donc à la diffusion dans une grande salle de cinéma pleine à craquer. Une dizaine de courts étaient en compétition, certains franchement mauvais, d'autres justes incompréhensibles mais globalement de la qualité et quelques superbes perles qui méritaient vraiment le coup (La révélation, Mortified, Virtual Dating).

Ensuite retour au bar, discussions avec pleins de monde. Il y a encore des remises des prix ce soir[8], mais nous nous éclipsons pour trouver une crêperie, après tout, être en Bretagne et ne pas manger de crêpes serait presque un sacrilège. Le choix s'arrêtera sur la "Crêperie de la Pomeraye"[9]. Une crêperie dans une ambiance lounge très agréable, ou l'on mange bien pour un prix très raisonnable.

Jour 3 : 1er novembre 2009 C'est la bretagne et le reveil se fera sous la pluie batante... C'est à la Taverne du château, trempée que nous tenterons de prendre un petit déjeuner. Les dieux étaient avec nous car il ne restait que 2 croissants.

Grâce a Zariel[10], nous éviterons, pour aujourd'hui d'avoir à subir le racket de l'entrée, gloire à lui !

Après, c'est conférence intéressante par les graphistes Aleksi et Roschbach qui signent, avec Istin, un superbe ouvrage sur Merlin[11].

Ensuite, de nouveau glandouille au bar, en attendant l'heure du départ.

Et voilà, c'est déjà la fin.

Conclusion

l'entrée est beaucoup trop cher, c'est du racket... La plupart des sessions sont assez naze ou de plates banalités classiques...

Mais l'ambiance globale est vraiment sympa et le confort des canapés du bar en fait un lieu idéal pour discuter et croiser des gens. En ce qui me concerne, deux idées de projets qui promettent de donner des moments sympas y sont nés[12]. Ce salon est plus un prétexte pour toute cette petite communauté de se retrouver. Par contre, l'an prochain, on se démerde pour avoir des pass pour l'entrée. Hors de question de payer l'entrée ! ;)

Notes

[1] à qui l'on doit plusieurs couvertures chez Griffe d'encre, comme Les poubelles pleurent aussi

[2] probablement des pointures dans leur domaine

[3] argh, y'en a même un qui a osé laisser entendre que le film minority report reflétait les mêmes idées que dans la nouvelle de Dick.

[4] ou plutôt, de portefeuille :)

[5] enfin pour moi qui ne pratique plus trop

[6] qui reste majoritairement dans des ambiances med-fan

[7] sans pour autant rater les moules originaux des petits beurres :)

[8] c'est d'ailleurs encore Stéphane Beauverger qui raflera la mise

[9] à coté de notre hotel :)

[10] avec qui nous avons passé une partie du we au bar :)

[11] que je suis d'ailleurs aller acheter juste après

[12] mais j'en parlerai plus l'heure venu